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Dimanche 15 mars 2009



Hier soir, Paris avait un petit air de Bling-Bling Land...Mon amie Sandrine Ubeda, auteur de théâtre m'avait gentiment proposé d'assister ce samedi soir à la représentation de sa troupe dans sa dernière création "People Story, bienvenue à Bling-Bling Land". La séance avait lieu à 21h30 au "Théâtre des trois rêves",  petite salle chaleureuse du 19éme arrondissement. Comme son nom l'indique, la pièce est une satyre bon enfant sur la médiatisation à outrance de notre chère politique française. Les personnages, bien que "hauts en couleurs", sont facilement identifiables, et toute ressemblance avec des personnalités existantes ou ayant existées ne serait pas tout à fait...fortuite ! Les six comédiens sur scène donnent du rythme à la comédie et leur plaisir de jouer ainsi que leur enthousiasme sont communicatifs. Si vous êtes parisiens ou de passage dans notre belle capitale, un petit séjour à "Bling-Bling Land" s'impose, détente et bonne humeur garantis !

Si j'avais déjà assisté à une répétition de la pièce précédente de Sandrine, c'est la première fois que je voyais sa troupe sur scène, et c'est tout naturellement que la soirée s'est poursuivie dans un bar du quartier. Echanges riches sur nos motivations réciproques, à consommer sans modération...

Par Pierre Troestler
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Lundi 7 juillet 2008

Hier soir, j'ai visionné "Cowboy" en DVD. "Cowboy" réalisé par Benoît Mariage et sorti en fin 2007, n'a rien à voir avec un western. C'est l'histoire de Daniel Piron, incarné par Benoît Poelvooorde, petit journaliste TV en proie à une crise existentielle. Enfermé dans une routine et un mal de vivre qui lui pèse de plus en plus lourd, il décide de se lancer dans une quête initiatique qui prend la forme d'un reportage sur un héros de son enfance, Tony Sacchi (joué par Gilbert Melki). Mais le héros de l'époque, preneur d'otages à l'esprit chevaleresque, a bien changé et est devenu un gigolo avide d'argent...et bien loin de son idéal de jeunesse. De désillusions en désillusions, notre journaliste va s'enliser dans ses rêves au même rythme que son reportage.

Sans prétention, le réalisateur belge réussit le portrait d'une génération qui a perdu ses idéaux et ne se retrouve plus dans ce que l'époque propose. Sans effets et sans rebondissement de dernière minute, Benoît Mariage parvient à rendre son film attachant. Le film permet une réflexion sur la remise en question nécessaire quand les chemins de la vie nous ménent à une impasse...et Benoît Poelvoorde excelle dans ces rôles de "looser" même pas "magnifique". J'avais vu "Les convoyeurs attendent" de ce même réalisateur avec déjà l'autre "Benoît" dans le rôle principal. Avec "Cowboy", on reste dans l'analyse sans fioriture ni paillette de ce qu'il convient d'appeler "la vie" tout simplement.


Un "Benoît" peut en cacher un autre...

Par Pierre Troestler
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Dimanche 22 juin 2008

Le dernier "Night Shyamalan" est sorti récemment et c'est un événement. Personnellement, si je suis un inconditionnel du "Sixième sens" avec un Bruc Willis au sommet de son art, les autres films de Mr Shyamalan, tout en étant de bonne qualité m'ont laissé un peu sur ma faim. Pour autant, je n'aurais raté ce nouveau "Phénomènes" sous aucun pretexte. Le réalisateur reste fidèle au paranormal dans ce film. Le rôle principal est tenu par Mark Wahlberg, sur lequel je n'ai rien à ajouter, il tient son personnage. Son personnage, c'est celui d' "Elliot Moore", professeur dans un lycée américain...un américain moyen. Le début du film m'a étrangement fait penser à celui de "La guerre des mondes" de Steven Spielberg sorti en 2005. Il se passe décidément des choses bizarres à New York. Voilà qu'une folie passagère force les habitants de la fameuse capitale à se suicider sans raison apparente. Le mal est bien étrange. Sur fond de panique, notre héros va donc fuir avec sa petite amie à travers le Nord Est des USA. C'est cette fuite en avant que nous allons suivre. Des scènes relativement "gores" se succédent, tantôt des gens se jettent des toits, tantôt ils se cognent la tête au travers d'une vitre quand ils ne se tirent pas une balle dans la tête, et j'en passe et des meilleures. Je suis d'ailleurs assez surpris que le film soit "tout public". Mais quel est donc ce mal étrange qui envahit encore une fois l'Amérique ? Tout le monde fuit sans vraiment savoir ce qu'il y a à suivre, et j'avoue que le suspense est assez jouissif, en qualité de spectateur, j'ai été tenu en haleine pour savoir ce qui se cachait derrière tout ça. Une théorie avancée est celle des plantes qui se protégeraient des hommes et de leurs exactions envers la nature. Si le film est réussi dans son ensemble, je reste encore une fois sur ma faim. Il y a des incohérences dans le déroulé des scènes et au final...on ne sait pas ce qui s'est passé. Shyamalan aime jouer avec les nerfs des spectateurs, mais dans le "Sixième sens", il y avait une explication, certes paranormale mais qui avait le mérite d'exister. A la fin du film, on comprenait tout, et c'était là la force du film, un puzzle à reconstruire. Dans "Phénomènes", on assiste passif à une succession de suicides, et finalement...on ne sait rien de plus. Shyamalan prévoit peut-être une suite, un "Phénomènes 2"...? Ce serait étonnant, voir décevant...En tout cas, cette fin en queue de poisson gâche un peu le plaisir que j'ai eu devant ce film, c'est dommage...il y a comme un goût d'inachevé !


Des phénomènes...sans explication !

Par Pierre Troestler
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Samedi 10 mai 2008



Bonne surprise que ce film de Marc Fitoussi sorti en septembre 2007. Choisi au hasard dans mon rayon habituel de DVD, je m'attendais à un petit film français sympathique et j'ai eu droit à une jolie comédie rondement menée par trois comédiens de talent, Sandrine Kiberlain, Emilie Dequenne et Denis Podalydès. L'histoire...? Trois artistes à leur manière tentent avec plus ou moins de bonheur de réaliser leur rêve de réussite et de succès. L'un est écrivain, c'est Bertrand (Denis Podalydès)...et en attendant d'écrire le Prix Goncourt, il est blasé par son métier d'enseignant. Cora (Emilie Dequenne) rêve de réussir dans la chanson, mais evant d'atteindre les sunlights, elle exerce des petits boulots...Et puis il y a Alice (Sandrine Kiberlain) qui rêve du rôle qui la révélera au cinéma, mais pour vivre, elle est pour l'instant la voix française d'un manga. Ces trois personnages à la fois énervants et sympathiques se croisent et se recroisent sans pour autant jamais interagir dans l'histoire des autres. A la recherche d'une réussite illusoire, ils se rendront compte que le bonheur est parfois à portée de main, enfoui dans les petites choses du quotidien...Marc Fitoussi réussit avec "La vie d'artiste" une comédie à la fois simple et rythmée. Les personnages sont attachants à force de banalité...Ils subissent à force de faiblesse jusqu'à transformer ces faiblesses en forces. Jamais la comédie ne sombre dans le burlesque ou le ridicule, et si l'histoire prète parfois à sourire, c'est toujours efficace avec un réel soucis de crédibilité. "La vie d'artiste", c'est aussi une belle leçon sur la vie...comme le dit l'agent d'Alice (Claire Maurier) dans le film, il existe deux sortes de comédiens, ceux qui ont de la chance et les autres...à méditer !

Par Pierre Troestler
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Vendredi 25 avril 2008
 Une fois n'est pas coutume, j'ai passé ma soirée d'hier au cinéma, et quand je dis que j'ai passsé ma soirée au cinéma, c'est pas peu dire, puisque chose rare, j'ai vu deux films à la file ! Chose rarissime...c'est peut-être même la première fois que j'assiste à deux séances le même soir. Comme je n'avais aucune idée sur ce que j'allais voir, je me suis contenté de lire les résumés sous les affiches dans le hall de la salle de cinéma. La seule chose que je savais, c'est que j'avais envie de détente. Finalement, j'ai d'abord assisté à la projection de "Disco" de Fabien Onteniente avant d'enchaîner avec "Les randonneurs à Saint-Tropez" de et avec Philippe Harel, occasion pour moi de revoir avec plaisir la jolie Cyrielle Clair en guest star.

Comme je ne m'attendais pas à voir des chefs d'oeuvre, je ne pouvais être déçu. Les quelques critiques dont j'avais eu connaissance n'étaient pas trés tendres avec ces deux films, ce qui ne m'a pourtant pas découragé de voir ces deux réalisations. "Disco" était finalement sans surprise. Un film sympathique mais qui ne marquera pas l'histoire de la comédie française. J'apprécie pourtant beaucoup Franck Dubosc, mais lui aussi est trés convenu dans son rôle de "Didier Travolta", looser au bon coeur. Quelques bonnes scènes cependant comme lorsque "Neuneuil", un des trois "Bee Kings" est surpris par sa femme en flagrant délit de "disco" sur une petite plage de Normandie. Un air de déjà vu cependant, le scènario ressemble étrangement à celui de "Podium" de Yann Moix, qui pour le coup était bien mieux réussi à mon goût. "Disco" reste un petit film sympa à voir...une fois.

La bonne surprise, c'est "Les randonneurs à Saint-Tropez" de Philippe Harel. J'avais beaucoup aimé les premières aventures de ces randonneurs, il y a déjà dix ans...eh oui dix ans déjà ! Alors que j'avais eu connaissance de quelques critiques qui descendaient le film en flêche, je m'attendais à voir un sous "Sous-doués en vacances", ou encore une de ces suites lourdes et indigestes comme "Les bronzés 3". Le film de trop en quelque sorte ! Et bien non, nos cinq héros ont un peu changé en dix ans, mais l'atmosphère reste fraiche, et le film ne tombe jamais dans le grotesque. Les acteurs sont tous excellents, et j'ai retrouvé avec plaisir et bonheur Géraldine Pailhas, Karin Viard, Vincent Elbaz, Philippe Harel et Benoît Poelvoorde pour tous les citer. Leurs caractéristiques restent les mêmes ou presque que dans "Les randonneurs" premier du nom, mais le réalisateur a réussi à faire resentir le poids de ces dix années dans leur façon d'être. Poelvoorde excelle toujours dans ce rôle de type pas trés clair mais tellement sympathique. Les dialogues sont agréables, et Philippe Harel parvient à faire sourire, voir rire en nous contant une histoire trés crédible et réaliste. Je suis partant pour un "Randonneurs 3" dans dix ans...et s'il reste dans le même esprit !

 J'oubliais de vous dire, à l'entracte, j'ai pris une glace "magnum" à la cannelle et un café au lait glacé, je vous déconseille la glace à la cannelle ! Voilà ma petite soirée cinéma d'hier au final assez agréable...Pour quand "Les randonneurs dansent le disco à Saint-Tropez" ?

Les randonneurs meilleurs que "disco"...

Par Pierre Troestler
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