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J'ai pas aimé...

Dimanche 5 novembre 2006

"Fauteuils d'orchestre" réalisé par Danièle Thompson et sorti cette année fait partie de ces nombreux films plaisants mais qui ne laisseront pas un souvenir impérissable. Je me souvenais que ce film avait eu une bonne presse à sa sortie et c'est donc tout naturellement que mon choix s'est porté sur lui au rayon DVD de ma grande surface habituelle. Tout d'abord, cette comédie bénéficie d'un casting de haute volée avec Claude Brasseur, Valérie Lemercier, Cécile de France, Albert Dupontel, Dani, Christopher Thompson, Laura Morante et la charmante Suzanne Flon hélas décédée depuis. Danièle Thompson prend ici le parti de décrire une tranche de la vie de personnages issus du milieu artistique parisien et dont le repére est un bar, le "bar des théâtres"...des "bobos" sous de nombreux aspects, puisque c'est un terme à la mode paraît-il. Pendant 1h45, nous allons suivre leurs petits tracas financiers, familiaux, artistiques et biensûr amoureux, le tout sur un rythme de petite comédie sympathique mais hélas sans réelle profondeur. Le personnage de jeune provinciale naive débarquée à paris joué par Cécile de France est trop caricatural pour nous émouvoir. Les petits états d'âme d'un fils de bonne famille envers son richissime pére amateur d'art (Christopher Thompson et Claude Brasseur) nous semblent trés vite trop superficiels pour nous toucher. Les quelques touches de sincerité, je les ai trouvées dans l'histoire de ce virtuose du piano interprété par Albert Dupontel qui las de se donner chaque soir en spectacle devant un public trié sur le volet et pas "populaire" rêve de jeter son costume "queue de pie" et de jouer pour des pauvres ou pour des défavorisés. Il veut tout simplement faire accéder à la musique classique toute une catégorie de personnes qui pour raison d'argent, de culture...ne peut y accéder. Et lors d'un pétage de plomb sur scéne, il va accéder à ses envies malgré les réticences malgré tout "fondées" de sa charmante épouse jouée par Laura Morante, elle aussi trés à l'aise dans son rôle à la fois d'épouse et de pygmalion. La scène où justement le pianiste craque devant un parterre de la bourgeoisie parisienne est magnifique...peut'être parce que quelquepart  elle est représentative de ce que tout un chacun rêve de faire un jour dans sa vie personnelle. Valérie lemercier fait sourire parfois...en actrice cataloguée "TV" et aspirant à une reconnaissance artistique auprés de l'intelligentsia ou de la pseudo intelligentsia artistique et bourgeoise parisienne. Au finish, "Fauteuils d'orchestre" est un petit film sympathique à regarder mais les névroses se ses personnages nous laissent trop souvent de marbre tant elles paraissent éloignées et secondaires par rapport à la réalité de nos propres vies et angoisses. A trop vouloir s'éloigner du quotidien de ses contemporains, on finit hélas parfois par se perdre...à méditer !

 

Un film mi-figue...mi-raisin !

Par Pierre Troestler
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Samedi 26 août 2006

Je n'ai pas souhaité voir ce troisiéme opus de la série de Patrice Leconte lors de sa sortie en salle en février dernier. Grand fan des deux premiers "Bronzés"...je craignais d'être déçu par ce dernier volet sorti plus de vingt ans après. En effet, si les acteurs du splendid ont tous fait leur petit bonhomme de chemin chacun de leur côté...ils ont sacrifié au passage un certain "esprit" de liberté à l'appel du cinéma "business". J'ai vu dans l'annonce de ce "Bronzés 3" avant tout un coup marketing, mais je ne veux pas trop m'étaler sur le sujet. Je veux parler uniquement de mon ressenti de spectateur. J'ai vu le film en DVD et je me suis installé devant mon téléviseur heureux et naif à l'idée de retrouver cette fameuse bande de vacanciers que j'ai tant adoré il y a quelques années. Pourtant, à aucun moment la sauce ne prend. Biensûr, j'étais forcément influencé par les deux premiers films des "Bronzés"...et je comprends que certaines personnes aient trouvé le film marrant n'ayant pas connu l'humour fin et devastateur d'il y a vingt ans. Les héros ont vieilli et c'est normal...mais si à l'époque il était possible de s'identifier à chacun d'eux tant à leur manière ils représentaient tous un type de "français moyen", ceci est impossible dans "Les bronzés 3"...tant chacun des personnages est devenu grottesque. Finalement, le seul à tirer son épingle du jeu est Christian Clavier alias "Jerome"...qui n'est pourtant pas celui de la troupe à nous avoir montrer les meilleures choses ces dernières années. Il incarne ici un personnage crédible et déprimé après quelques echecs sentimentaus et professionnels. Et pour une fois depuis longtemps, Clavier n'en fait pas trop...on retrouve bien le "docteur" qu'il était au début de la série en moins frimeur, la vie ayant fait son oeuvre...Thierry Lhermitte en "Robert" vieillissant n'est plus que l'ombre du "Popeye" séducteur qu'il était. Jugnot réalise certaines prouesses dans le jeu mais le réalisateur le rend souvent plus ridicule qu'autre chose. Le personnage de "Giséle" rendu célébre par Marie-Anne Chazel à l'époque...est proportionnellement transparent à la grosseur de sa poitrine dans le film. Michel Blanc n'est ni bon ni mauvais tout comme Josiane balasko, mais ils ne sont mis en valeur ni par le scénario ni par la réalisation. Le film tombe vite en énorme farce et on est loin de l'étude de moeurs que j'attendais. Les personnages sont fades et caricaturaux...alors qu'un zest de finesse leur allait si bien. Je ne vais pas parler du scénario qui est quasi inéxistant...Le portrait que je fais du film est bien noir...il y a pourtant quelques "rares" moments de "sourire". Quand "Jérome" alias Christian Clavier demande à son vieux pote "Popeye" s' "il a droit au repas normal ou s'il doit prendre la formule" alors que nos joyeux lurons sont à table pour leur premier repas de retrouvaille. J'ai le souvenir d'avoir encore souri une ou deux fois...mais je ne m'en souviens plus, c'est dire si même mis bout à bout, les moments réussis ne sont pas légion dans le film. J'oubliais...nos "bronzés" ont eu recours à des rappels de certains de leurs gags usités lors des premiers épisodes. Pas avec le même effet...c'est ainsi que le gag des "Bronzés font du ski" où Gérard Jugnot pisse sur la voiture d'un inconnu car il l'a confond avec la sienne (il a la même) est repris. Là il confond le chien d'une cliente de l'hôtel avec le sien, car...il a le même. Michel Blanc se retrouve seul en mer et chante seul sur son jet ski en attendant les secours, comme il le faisait sur le télésiége toujours dans "Les bronzés 2". Dans "Les bronzés 3", "Jean-Claude Dusse" devient "Jessee Diousse" (prononciation à l'américaine)...hum hum...ça c'est assez drôle !

Bon, que dire de plus, je ne suis sans doute pas objectif...car j'ai trop aimé les premiers "bronzés". Je fais partie de ces inconditionnels qui connaissaient toutes les répliques par coeur...à une époque. Je pense que ce troisiéme épisode de la série sera le dernier, du moins je l'éspere. Les acteurs ont changé, évolué...et n'entrent plus dans le registre qui était le leur auparavant. J'aurais peut'être pu me détendre en voyant ce film, mais il aurait fallu qu'il ne porte pas le nom des "bronzés". Car si le réalisateur et les interprétes choisissent d'appeler un film "Les bronzés 3", ils acceptent que leur film soit comparé au reste de la série, et malheureusement...ce film est une gageure tant il ne souffre pas cette comparaison.

 

"Les mêmes...en pire !"...ça c'est de l'objectivité !!!

Par Pierre Troestler
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Dimanche 30 juillet 2006

 

Du rythme...que diable...du rythme !!!

 

En cette période estivale un peu plus calme au niveau activité artistique, que fait un comédien ? Il regarde des films biensûr...Hier soir, j'ai eu envie de visionner en DVD "Une vie à t'attendre", un film de Thierry Klifa avec Patrick Bruel et Nathalie Baye dans les rôles "phare"...Géraldine Pailhas et Anouk Grinberg comme seconds rôles...et avec l'excellente participation de François Berleand dont j'ai déjà parlé ici pour la série "Le bureau" (voir ici). Sorti en 2004, "Une vie à t'attendre" est le premier long métrage de Thierry Klifa...et il s'attaque là à une histoire d'amour impossible entre deux personnages séparés par la différence d'âge, la distance et douze années d'éloignement. Lorsqu'ils se retrouvent donc douze ans aprés leur liaison, c'est le retour de flamme entre Alex (Patrick Bruel) et Jeanne (Nathalie Baye). Seulement leur vie a changé, Alex a mûri et vit une belle histoire avec Claire (Géraldine Pailhas)...alors que Jeanne vit toujours avec un mari qu'elle n'aime pas et a préferé l'aisance d'une vie confortable au détriment d'un bonheur sentimental...qu'aurait pu lui offrir à l'époque Alex. Le scénario est posé pour cette histoire d'amour somme toute "classique". J'ai choisi de mettre cette critique de film dans la catégorie "J'ai pas aimé"...mais le terme qui conviendrait mieux est "J'ai moyennement aimé". Le film se regarde...mais il manque de "peps" et de rythme. Bruel est empâté et son personnage nous fatigue trés vite avec ses eternelles hésitations et tergiversations. Entre Claire et Jeanne, il ne sait laquelle choisir...et on a l'impression que c'est la dernière qui a parlé qui a raison...de toute façon...hou ah...hou ahhhh (je m'égare là, ça c'est une chanson). Fatigant, c'est bien le terme qui convient à son personnage. Nathalie Baye ? C'est personnel et ça n'engage que moi, mais elle aussi est pathétique dans le rôle de "Jeanne". Elle a tout au long de ce film un sourire mielleux et miévre qui la rend fade et tiéde. Elle revient dans la vie de notre pauvre "Alex", séme le trouble dans tout son entourage...mais à aucun moment je n'ai vu dans ses yeux cet éclair qui sied si bien aux gens passionnés. Elle subit cet amour comme elle subit...le film ! Et pourtant j'adore cette actrice, mais elle est loin ici de sa performance du film "Une liaison pornographique". Quelques petites étincelles au niveau des comédiens. Mickael Cohen qui joue le frère de "Bruel" desabusé et déprimé par l'ascendant que celui-ci a sur lui...est juste. La scène dans les vestiaires après un match de footballoù il crache à la gueule de son frère tout le venin qu'il a à son égard est superbe. J'ai aussi vu dans le regard de Géraldine Pailhas toute la passion qui manquait à Nathalie Baye...elle joue dans le film sur différents registres allant du rire aux larmes et apporte à elle seule la petite touche d'humanité à ce film...qui en manque au finish cruellement. François Berleand...en ancien amant de Nathalie baye est excellent dans son rôle de...Fançois Berleand. Qu'il ne change surtout pas ! "Une vie à t'attendre" n'est pas un mauvais film...mais des acteurs en deçà de ce qu'on peut attendre d'eux, et quelques redondances font que le spectateur que je suis a eu du mal à s'accrocher et à s'attacher aux malheurs sentimentaux de nos pauvres protagonistes. C'est un premier film...prenons-le comme un coup d'essai à défaut d'être un coup de maître.

Par Pierre Troestler
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Mercredi 1 mars 2006

Samedi 25 février avait lieu la fameuse nuit des Césars 2006, tant attendue par la profession du cinéma. Je ne suis pas fan de cette institution mais celà me donne au moins l'occasion d'enrichir la catégorie "J'ai pas aimé" de ce site. Pauvre Brice de Nice (voir ici)...il devait commencer par se sentir seul ! Pour vous dire que ne suis pas amateur de cette cérémonie, je n'ai vu que la deuxiéme partie et en tombant dessus au hasard d'un zapping...les samedis soirs peuvent être bien ennuyeux quelques fois. Je ne suis pas contre le fait d'attribuer des récompenses aux films, aux réalisateurs, aux acteurs...je dirais même qu'une fois dans l'année, même ceux qui travaillent trop souvent dans l'ombre dixit les costumiers, décoristes, scénaristes, photographes...et j'en passe, tous sont récompensés et cités. Ce qui me géne, c'est le déroulé trop consensuel de la cérémonie, qui une fois de plus n'a pas failli à la régle. Les présentateurs et les personnalités devant remettre les statuettes aux élus se livrent une petite compétition afin de rivaliser d'humour, d'élégance et d'esprit. Souvent hélas, c'est du vu et déjà vu...et peu original. On a encore eu droit ce samedi aux eternels remerciements sans fin. Ce n'est pas une critique envers les remercieurs, mais juste une constatation et une remarque de téléspectateur...car dans telle circonstance que faire à part remercier ? Un César d'honneur à un acteur méritant et que j'apprécie énormément Pierre Richard...et qui pour la circonstance déclinera  un discours de poids, spirituel, et bien senti...mais au final si entendu et normé qu'il perd toute fraîcheur et spontanéité. Bravo à Pierre Richard tout de même pour son vrai talent de comédien qui  à ce moment précis nous a joué un grand numéro d'acteur. Seule le perturbation volontaire bien malgré eux des intermittents du spectacle permettra à Carole Bouquet et à Valérie Lemercier de faire un peu d'improvisation (pas toujours convaincante) lors d'une cérémonie bien chloroformée. Reste le palmarés...mais qu'en dire ? Il est comme souvent lors des remises ce ce trophée tellement "consensuel". Et l'exception ne  fait pas partie du concept des Césars. Les ramasseurs de prix professionnels ont à nouveau fait honneur à leur réputation. Même s'il m'est difficile de remettre leur talent en doute, je pense qu'il faudrait parfois récompenser un cinéma plus provocant, plus underground, un cinéma sortant des sentiers battus...moins..."consensuel" ! Jacques Audiard glâne huit Césars...super..."De battre mon coeur s'est arrêté" est un trés beau film que j'ai eu la chance de voir et d'apprécier. Mais pourquoi, sans rien enlever au charismatique Michel Bouquet, Romain Duris est laissé pour compte en tant qu'acteur alors que tout le film ou presque repose sur ses épaules ? Bon, c'est vrai aussi qu'il lui reste du temps pour obtenir son César...alors que Michel Bouquet, déjà césarisé par le passé, voit à mon avis ce nouveau trophée récompenser l'ensemble de son oeuvre...c'est un César d'honneur avant l'heure. Voilà mon ressenti sur cette soirée des Césars 2006...et hélas mon désintérêt pour cette cérémonie est toujours aussi encré en moi que les années précédentes. Cette fois encore...j'ai pas aimé !

image news krinein cinéma

Le grand vainqueur 2006, enfin le film...pas Romain Duris !

 

Par Pierre Troestler
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Mardi 10 janvier 2006

Récemment j'ai regardé "Brice de Nice" en DVD...je pensais non pas assister au chef d'oeuvre du cinéma français mais juste me détendre...et j'ai pas aimé, suis je normal docteur ?

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet...à quoi bon...

Le fric et le business à outrance ne devraient jamais primer sur la qualité artistique en matiére de cinéma.

 

 

 

 

Brice, j't'ai...KC !!!

 

 

Par Pierre Troestler
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